Le laboratoire du temps qui passe


Le laboratoire du temps qui passe est un collectif de recherche né du désir de recréer un espace de dialogue entre la psychanalyse et les sciences sociales, histoire en tête. Il s'est donné pour fil d'Ariane la fréquentation assidue des frontières disciplinaires, l'exploration de leurs périphéries et confins. Avec le vif espoir de les revivifier ainsi depuis leurs marges et leurs malentendus. De là, la nécessité de se tenir sur les bords de nos disciplines, d'explorer leurs frontières et de les éclairer depuis ces points pour produire, dans la pluralité des discours, la levée de quelques refoulements des raisons disciplinaires et relancer ainsi chemins de passe, dépaysements et hybridations. 

En arpentant logiques et traditions héritées, ce dispositif vise au renouvellement des questionnements et des pratiques, à des formulations qui viendraient surprendre, prises dans le rapport singulier de chacun au savoir et dans le franchissement de ce qui pourrait en faire retour au collectif. 

Chaque rencontre croise le regard de deux intervenants, venant l'un de la psychanalyse et l'autre des sciences sociales, autour de signifiants choisis pour leur résonance et leur inscription dans les pratiques: Figures, Résistances, traces, confrontations... 

Après une séance de rencontre en Novembre 2021, la première intervention, sous la thématique PASSAGES,  s'est tenue hors les murs, à la Fondation Ricard, pour la présentation des dernières parutions de Florent Gabarron Garcia, philosophe et psychanalyste, Histoire populaire de la psychanalyse, paru en 2021 à la Fabrique, Hervé Mazurel, historien, L'inconscient ou l'oubli de l'histoire, paru en 2021 à la Découverte et Catherine Perret: Le tacite, l'humain, anthropologie politique de Fernand Deligny, paru en 2021 au Seuil.

En Janvier 2022, autour des FIGURES, se sont réunis François Dosse, historien, pour un portrait de Cornélius Castoriadis, et Florent Gabarron Garcia, philosophe et psychanalyste, autour de Lacan et de Deleuze et Guattari.

En Février 2022, autour du signifiant CONFRONTATIONS, se sont retrouvés Stéphane Audoin-Rouzeau et Emmanuel Saint Fuscien, historiens ainsi qu'Alain Vanier et Olivier Douville, psychanalystes, autour de la question des guerres transmises.

En Mars 2022, sous la thématique TRACES, Stéphane Habib, philosophe et psychanalyste est intervenu sur la question de l'écoute, pour une psychanalyse à venir et Anouche Kunth, historienne, a partagé sa recherche: Des archives de l'intime aux expressions non verbales de l'histoire.

En Avril 2022, se sont réunis autour d'ECRITURES, Nader Aghakhani, psychologue clinicien et psychanalyste, a retracé la vie du journal Petit caillou qu'il a monté dans le club thérapeutique Trouble Fête et Quentin Deluermoz, historien, sur la question de l'uchronie et des manières d'écrire l'histoire des possibles.

En Mai 2022, guidées par la question des RESISTANCES, Catherine Perret, philosophe et psychanalyste, a évoqué le travail et la position tout à fait singulière de Fernand Deligny dans son compagnonnage avec des enfants autistes et Elizabeth Serin, psychologue clinicienne et psychanalyste a travaillé sur la question des résistances de l'analyste et  de ce qui le fait tenir dans sa pratique en évoquant une rencontre analytique intitulée: une histoire de cordes. 

En Juin 2022, et pour conclure cette première année de rencontre, sous le terme de FRONTIERES, c'est Pierre Henri Castel qui a présenté son travail dans son dernier livre: Mais pourquoi psychanalyser les enfants?, paru aux éditions du cerf en 2021.

 A visionner via ce lien: https://pierrehenri.castel.free.fr/


Les activités du séminaire reprendront en Octobre. 

Le laboratoire du temps qui passe est un séminaire accueilli par Espace analytique, association de formation psychanalytique et de recherches freudiennes, fondée en 1995 par Maud Mannoni.